Le leasing social, lancé le 30 septembre 2025, renouvelle l’accès des ménages modestes aux véhicules électriques pour moins de 200 € par mois. Malgré une hausse notable des primes d’assurance auto, pouvant atteindre 22 % de plus que pour les modèles thermiques, ces voitures restent financièrement avantageuses à l’usage. Ce dispositif, plébiscité par les constructeurs tels que Renault, Peugeot, Citroën, Dacia, Tesla, Hyundai, Volkswagen, Fiat, MG Motor, et Kia, s’inscrit dans une volonté forte de favoriser la mobilité durable et accessible. En tenant compte des coûts liés au carburant, l’électrique maintient un net avantage économique, même si les tarifs d’assurance se resserrent.
Hausse des coûts d’assurance auto pour le leasing social en 2025
Les véhicules électriques bénéficient d’une popularité croissante dans le cadre du leasing social. Toutefois, assurer ces modèles s’avère plus coûteux. Selon une étude de Selectra, la prime d’assurance pour un véhicule électrique grimpe entre 12,7 % et 22,1 % par rapport à un modèle essence équivalent. Les formules tous risques sont les plus impactées, avec un prix moyen de 67,69 € par mois pour une électrique contre 55,76 € pour une thermique.
Les raisons de cette augmentation résident dans les coûts de réparation supérieurs associés aux véhicules électriques. Leur poids accru engendre plus de dommages en cas d’accident, les matériaux comme l’aluminium et les composites sont onéreux, et les pièces spécifiques à l’électrification – câblage haute tension, batterie – complexifient l’entretien. De plus, les réparations sont généralement réalisées en concession, où les tarifs sont plus élevés qu’en garage indépendant. Ces facteurs accroissent le risque financier pour les assureurs.
Comparaison des offres d’assurance : compétitivité et disparités
| Assureur | Formule | Prix mensuel électrique (€) | Différence avec thermique (%) |
|---|---|---|---|
| Ornikar | Tiers + | 21,42 | +3,5 |
| Axa | Tous risques Essentielle | 28,87 | +20,0 |
Certaines compagnies, comme Ornikar, parviennent à limiter l’écart entre thermique et électrique, avec seulement 3,5 % de plus sur une formule intermédiaire. Axa, quant à elle, se distingue par ses tarifs bas en tous risques, malgré une différence d’environ 20 % sur l’électrique, démontrant ainsi une diversité importante dans les offres disponibles.
Le coût d’usage reste favorable à l’électrique malgré l’assurance plus chère
À première vue, l’augmentation des coûts d’assurance peut sembler un obstacle. Pourtant, la consommation énergétique réduit considérablement les dépenses à l’usage. Une voiture électrique consomme environ 15,4 kWh/100 km, ce qui, avec un mix de recharge réaliste comprenant 83 % de charges à domicile à 0,1635 €/kWh et 17 % en borne rapide à 0,46 €/kWh, revient à près de 3,29 € les 100 km. Face à un modèle essence consommant 6 L/100 km à 1,70 €/L, soit 10,20 € pour la même distance, l’écart est conséquent.
| Kilométrage annuel | Coût annuel total thermique (€) | Coût annuel total électrique (€) | Économies annuelles (€) |
|---|---|---|---|
| 5 000 km | 566 | 232 | 334 |
| 10 000 km | 1 076 | 397 | 679 |
| 15 000 km | 1 586 | 562 | 1 024 |
| 20 000 km | 2 096 | 727 | 1 369 |
Ces chiffres confirment que plus le kilométrage annuel est élevé, plus la rentabilité de l’électrique devient marquée. Intégrer une offre d’électricité adaptée, comme celle proposée par Ilek à 0,1087 €/kWh, peut encore abaisser le coût à 2,59 € pour 100 km, améliorant les économies annuelles de 140 € supplémentaires.
Leasing social : un levier pour la mobilité électrique accessible
Le leasing social cible les foyers aux revenus fiscaux modestes, inférieurs ou égaux à 16 300 € par part, avec un engagement sur un contrat de location comprise entre trois ans et l’option d’achat. Le véhicule doit respecter un plafond de 47 000 € TTC et des normes environnementales précises. La mobilité électrique, incarnée par des modèles populaires de Renault, Peugeot, Citroën, Dacia, Tesla, Hyundai, Volkswagen, Fiat, MG Motor, et Kia, devient enfin accessible à un large panel de conducteurs.
En 2024, 50 000 véhicules avaient été commandés en un temps record de six semaines, témoignant de la forte demande. La nouvelle édition vise un objectif similaire d’ici 2030, avec un accent sur 5 000 unités réservées aux zones à faibles émissions. Cette initiative soutenue financièrement par les certificats d’économie d’énergie incite à une transition plus rapide vers l’électrique, malgré une hausse des coûts d’assurance, un compromis qui reste économiquement favorable sur le long terme.




