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La surprime catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 % en 2025

Découvrez pourquoi les coûts des assurances habitation grimpent dans les régions à risque d'Australie et les faits marquants du marché.

L'augmentation des coûts des assurances habitation dans les régions à risque d'Australie - Faits saillants du marché

Votre prime d’assurance habitation a augmenté au 1er janvier 2025 sans que votre contrat ait changé, sans sinistre déclaré et sans que vous ayez déménagé. Ce n’est pas votre assureur qui a décidé seul : une partie de la hausse est fixée par arrêté.

La surprime catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 %

Chaque contrat multirisque habitation comporte une cotisation additionnelle destinée au régime des catastrophes naturelles. Elle n’est pas facultative et ne se négocie pas : c’est un prélèvement obligatoire, calculé en pourcentage de la cotisation dommages aux biens.

Ce taux était de 12 % depuis 2000. Il est passé à 20 % au 1er janvier 2025, en application de l’arrêté du 22 décembre 2023, publié au Journal officiel le 28 décembre. Sur les contrats automobiles, le taux passe dans le même temps de 6 % à 9 %, appliqué aux garanties vol et incendie.

Concrètement, sur une cotisation dommages de 250 €, la part catastrophes naturelles passe de 30 à 50 €. Vingt euros par an, sur un poste que personne ne regarde et qui n’apparaît pas toujours en clair sur l’avis d’échéance.

Pourquoi cette hausse, et pourquoi maintenant

Le régime CatNat repose sur une mutualisation adossée à la garantie de l’État, via la Caisse centrale de réassurance. Il a été conçu pour des événements exceptionnels. La sécheresse, qui fait fissurer les maisons par retrait-gonflement des argiles, est devenue un poste récurrent et de loin le plus coûteux.

Le relèvement du taux vise à financer cette dérive sans faire appel plus souvent à la garantie de l’État. Il ne s’agit donc pas d’un effet de marché mais d’une décision publique, ce qui explique qu’elle s’applique à tous les assureurs au même moment et au même niveau.

Ce que la garantie CatNat couvre, et à quel prix

La garantie ne se déclenche que si un arrêté interministériel reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour votre commune et pour la période concernée. Sans arrêté, aucune indemnisation à ce titre, quelle que soit l’ampleur des dégâts.

Deux franchises légales s’appliquent, non rachetables :

  • 380 € pour les biens à usage d’habitation ;
  • 1 520 € pour les dommages dus à la sécheresse et à la réhydratation des sols.

Cette seconde franchise mérite attention : la sécheresse est justement le risque qui progresse le plus, et c’est celui dont la franchise est quatre fois plus élevée.

Ce qui reste négociable dans votre prime

La part CatNat ne l’est pas. Le reste l’est, et c’est là que se joue votre marge de manœuvre :

  1. La franchise contractuelle sur les garanties courantes. La relever de 150 à 300 € fait baisser la cotisation, à condition d’assumer les petits sinistres.
  2. Le capital mobilier déclaré. Beaucoup de contrats reconduisent un montant fixé il y a dix ans, sans rapport avec le contenu réel du logement. Surévalué, il coûte cher pour rien.
  3. Les garanties empilées. Protection juridique, assistance, garantie des appareils nomades : vérifiez qu’elles ne font pas doublon avec votre carte bancaire ou votre contrat auto.

Changer d’assureur, si l’écart le justifie

Après un an d’ancienneté, la loi Hamon permet de résilier à tout moment, sans frais et sans motif. Le nouvel assureur se charge des formalités et la résiliation prend effet un mois après la notification.

Une précaution avant de partir : comparer à garanties égales, franchise par franchise, et pas sur la seule cotisation annuelle. Un contrat 40 € moins cher avec une franchise doublée n’est pas moins cher, il déplace simplement le risque vers vous.

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