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Malte : ce que la carte européenne d’assurance maladie ne couvre pas

Découvrez comment Malte entretient ses relations avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Analyse et enjeux actuels.

Malte : Explorons les Relations avec le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères

Malte fait partie de l’Union européenne. Beaucoup de voyageurs en déduisent qu’ils y sont couverts comme en France. C’est vrai pour une partie des soins, et faux pour la partie qui coûte le plus cher.

Ce que la carte européenne couvre vraiment

La carte européenne d’assurance maladie donne accès aux soins médicalement nécessaires pendant un séjour temporaire, dans les mêmes conditions que les résidents du pays. À Malte, cela signifie l’accès au système public, avec le ticket modérateur local à votre charge.

Elle est gratuite, valable deux ans, et se demande sur le compte ameli. Le délai d’obtention étant de l’ordre de deux semaines, la demander la veille du départ ne sert à rien. Un certificat provisoire de remplacement existe pour les départs imminents.

Les trois choses que la carte européenne ne couvre pas

Le rapatriement sanitaire. Aucun régime européen ne le prend en charge. Depuis Malte, un rapatriement en avion sanitaire vers la France se chiffre en dizaines de milliers d’euros.

Les soins en établissement privé. La carte ouvre les portes du secteur public. Si vous êtes transporté dans une clinique privée, ou si vous choisissez d’y aller, la facture est intégralement pour vous.

La responsabilité civile. Un dommage causé à un tiers pendant le voyage relève de votre contrat d’assurance habitation ou d’un contrat voyage, jamais de la carte européenne.

Le piège de la destination réputée sûre

Sur une destination classée sans risque particulier, le réflexe est de partir sans rien souscrire. Le raisonnement tient sur le risque politique, il ne tient pas sur le risque médical : une fracture, un appendicite ou un accident de la route ne dépendent pas de la stabilité du pays.

Malte présente en outre deux particularités concrètes. La conduite s’y fait à gauche, ce qui multiplie les accrochages chez les conducteurs continentaux. Et l’île est très fréquentée pour la plongée, activité que beaucoup de contrats excluent ou encadrent strictement.

Carte bancaire : utile, mais sous conditions

Les garanties adossées aux cartes haut de gamme fonctionnent, à trois conditions qui font tomber la couverture plus souvent qu’on ne le pense :

  • le voyage doit avoir été payé avec cette carte, billets d’avion compris ;
  • la durée du séjour ne doit pas dépasser la limite du contrat, en général 90 jours consécutifs ;
  • le plafond, souvent proche de 155 000 €, couvre frais médicaux et rapatriement ensemble, pas séparément.

Pour un séjour d’une semaine à Malte, cet ensemble est suffisant dans l’immense majorité des cas. Encore faut-il avoir effectivement réglé le voyage avec la bonne carte, ce que peu de gens vérifient avant de partir.

Le bon assemblage pour une destination européenne

Carte européenne d’assurance maladie pour les soins courants, garanties de la carte bancaire pour le rapatriement et les frais lourds, contrat d’assurance voyage seulement si les deux premiers laissent un trou : activité sportive non couverte, séjour de plus de trois mois, ou voyage payé autrement que par la carte.

Souscrire un contrat complet par précaution quand la carte bancaire couvre déjà le même risque revient à payer deux fois la même garantie. Vérifier ce que vous avez déjà prend un quart d’heure et évite cette dépense.

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