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Habitation

Néo-assureurs habitation : ce qui change vraiment, et ce qui ne change pas

Deux nouvelles compagnies d'assurance habitation arrivent en Floride : découvrez l'essentiel à savoir sur cette actualité du secteur.

Deux nouvelles compagnies d'assurance habitation font leur apparition en Floride : voici ce qu'il faut retenir

De nouveaux acteurs se sont installés sur l’assurance habitation ces dernières années, avec une souscription en trois minutes et une déclaration de sinistre depuis une application. Ce qui change réellement tient en peu de choses, et ce qui ne change pas mérite d’être connu avant de signer.

Ce qui change vraiment

Le coût de distribution. Pas de réseau d’agences, donc pas de commission d’agent général. C’est la principale explication des écarts de tarif, davantage que la technologie mise en avant.

Le parcours de souscription et de déclaration. Photo du sinistre depuis le téléphone, suivi en ligne, délais de réponse plus courts sur les dossiers simples. Sur un dégât des eaux modeste, la différence d’expérience est réelle.

La granularité des garanties. Certains contrats permettent d’activer ou de désactiver des garanties par période, ce que les contrats classiques ne font pas.

Ce qui ne change pas

Le code des assurances s’applique à tout le monde. Délais de déclaration, prescription de deux ans, règles sur les exclusions, obligation de conseil, droit de rétractation : identiques quel que soit l’assureur.

La cotisation catastrophes naturelles est fixée par arrêté, à 20 % de la cotisation dommages depuis le 1er janvier 2025. Elle est la même partout et ne fait partie d’aucune offre commerciale.

Les franchises légales CatNat, 380 € pour l’habitation et 1 520 € pour la sécheresse, ne sont rachetables chez personne.

La question qui prime sur toutes les autres : qui porte le risque

Beaucoup de ces acteurs sont des distributeurs, pas des assureurs. Ils commercialisent sous leur marque un contrat porté par une compagnie tierce, parfois établie dans un autre pays de l’Union européenne et supervisée par l’autorité de ce pays plutôt que par l’ACPR.

Cette information est obligatoire et figure dans les documents précontractuels. Elle n’est pas un motif de défiance en soi, mais elle change deux choses : l’autorité à laquelle s’adresser en cas de difficulté, et le fonds de garantie applicable en cas de défaillance.

Deux vérifications gratuites : le registre ORIAS pour l’intermédiaire, le registre de l’ACPR pour l’assureur.

Les points à comparer, technologie mise de côté

  1. Le mode d’indemnisation : valeur à neuf, valeur d’usage, ou valeur à neuf limitée dans le temps. C’est le paramètre qui détermine ce que vous touchez réellement.
  2. Les franchises par garantie, et non la franchise générale affichée.
  3. Les plafonds par poste, notamment sur les objets de valeur et le matériel informatique.
  4. Les conditions de la garantie vol, en particulier la clause d’inoccupation, souvent de trente à quatre-vingt-dix jours.
  5. Le traitement des sinistres complexes. L’application marche bien sur un dossier simple. La vraie question est ce qui se passe sur une expertise contradictoire après un sinistre lourd.

La bonne façon de tester

Après un an de contrat, la loi Hamon permet de résilier à tout moment, sans frais, le nouvel assureur se chargeant des formalités. L’essai n’engage donc pas au-delà de douze mois.

Une précaution avant de basculer : demander les conditions générales complètes, pas la page de présentation. Le tableau des garanties, avec ses franchises et ses plafonds, dit en deux pages ce que toute la communication ne dit pas.

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