Le remboursement des cures thermales par l’Assurance Maladie, jusque-là assuré à 100 % pour les patients en Affections de Longue Durée (ALD), est sur le point d’être profondément révisé. Face à la montée des dépenses de santé et à la nécessité de préserver la Sécurité Sociale, le Ministère de la Santé planifie une réduction significative de la prise en charge médicale pour ces soins spécifiques. Cette réforme, qui doit entrer en vigueur dès février 2026, soulève des inquiétudes tant chez les patients que dans le secteur des établissements thermaux, alors que la Haute Autorité de Santé continue d’évaluer l’intérêt thérapeutique de ces traitements.
Réduction du remboursement des cures thermales en ALD : enjeux et mesures prévues
La proposition de diminuer le taux de remboursement des cures thermales de 100 % à 65 % pour les patients en Affections de Longue Durée constitue un virage majeur dans la politique de remboursement des soins. Cette mesure vise à contenir les dépenses croissantes de l’Assurance Maladie et à garantir la soutenabilité financière de la Sécurité Sociale. Le projet, en cours d’examen par la Caisse nationale d’Assurance Maladie (Cnam), reflète une volonté d’harmonisation du remboursement des cures thermales avec celui du reste des assurés sociaux.
Impact économique et médical sur les patients en ALD
Cette réforme impactera directement les 25 % de curistes en ALD parmi les patients thermaux. Pour eux, le surcoût potentiel pourrait freiner l’accès à ce type de soins, pourtant intégrés dans leur suivi thérapeutique. Les mutuelles santé devront probablement intervenir davantage pour compenser cette réduction, ce qui pourrait complexifier le parcours de soins et alourdir les dépenses globales des ménages concernés.
| Situation actuelle | Prise en charge par l’Assurance Maladie |
|---|---|
| Patients en ALD | 100 % du coût des cures thermales |
| Assurés sociaux standard | 65 % du coût des cures thermales |
Motivations et controverses autour du remboursement des cures thermales
Le débat sur l’intérêt médical des cures thermales est au cœur des discussions. Certains professionnels et instances telles que la Haute Autorité de Santé questionnent régulièrement leur efficacité, particulièrement dans le cadre des Affections de Longue Durée. La ministre de la Santé démissionnaire, Catherine Vautrin, a explicitement évoqué la nécessité de revoir ce remboursement intégral pour maîtriser les dépenses de la Sécurité Sociale.
Les enjeux pour la profession thermale
Thierry Dubois, à la tête du Conseil national des établissements thermaux (Cneth), met en garde contre les conséquences de cette réforme, qualifiée de « mesure extrêmement dommageable ». Les établissements thermaux, qui dépendent en partie de cette patientèle ALD, redoutent une baisse significative de fréquentation. Le secteur déjà fragilisé pourrait perdre en attractivité, ce qui pose des défis pour sa pérennité économique.
Calendrier d’application et perspectives pour la réforme des remboursements
Le projet de décret concernant la réduction du remboursement des cures thermales doit être examiné prochainement par la commission législative de la Cnam. Bien que le gouvernement actuel soit en gestion courante et ne puisse pas adopter la mesure, cet avis consultatif permettra au futur gouvernement de l’appliquer rapidement à partir du 1er février 2026. Cette échéance souligne le contexte de rigueur budgétaire et la volonté de réviser la prise en charge médicale dans le cadre plus large des Affections de Longue Durée.
| Événement | Date prévue | Conséquence |
|---|---|---|
| Examen du projet de décret par la Cnam | Début octobre 2025 | Donner un avis consultatif |
| Entrée en vigueur possible de la réforme | 1er février 2026 | Remboursement limité à 65 % pour les ALD |
| Intervention du gouvernement suivant | Après l’été 2025 | Adoption définitive du décret |




