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Voyage

L’assurance de votre carte bancaire : ce qu’elle couvre et les quatre conditions qui la font tomber

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Votre carte bancaire contient une assurance voyage. Elle est incluse dans la cotisation annuelle, vous la payez déjà, et une majorité de porteurs ignore son étendue exacte. Résultat : beaucoup souscrivent une seconde couverture pour un risque déjà couvert, et d’autres partent en croyant être protégés sur des postes qui ne le sont pas.

Ce que couvrent les cartes, par niveau de gamme

Les garanties augmentent avec la gamme, mais leur structure reste la même partout :

  • Cartes d’entrée de gamme. Assistance rapatriement, souvent sans garantie de frais médicaux, ou avec un plafond très bas.
  • Cartes intermédiaires, de type Visa Premier ou Gold Mastercard. Frais médicaux à l’étranger jusqu’à un plafond de l’ordre de 155 000 € par personne, rapatriement inclus dans cette enveloppe, responsabilité civile à l’étranger, garantie neige et montagne, assurance des véhicules de location.
  • Cartes haut de gamme, de type Infinite ou World Elite. Mêmes garanties avec des plafonds plus élevés, annulation de voyage plus large, et parfois extension à la famille.

Les quatre conditions qui font tomber la garantie

Ce sont elles qui expliquent les refus, et elles sont les mêmes chez tous les émetteurs :

  1. Le paiement avec la carte. Le voyage, ou au minimum le transport, doit avoir été réglé avec la carte concernée. Un billet payé par virement ou avec une autre carte ne déclenche rien.
  2. La durée du séjour. La couverture s’arrête généralement au 90e jour consécutif. Aucun avertissement, aucune prolongation possible.
  3. Le plafond commun. Frais médicaux et rapatriement se partagent la même enveloppe. Une hospitalisation longue peut l’épuiser avant le rapatriement.
  4. L’appel préalable à l’assistance. La plupart des contrats exigent que le numéro d’assistance soit appelé avant l’hospitalisation quand c’est possible. Une prise en charge organisée sans eux peut n’être remboursée que partiellement.

Les postes que la carte ne couvre presque jamais

  • Les affections préexistantes, exclues ou soumises à conditions, y compris stabilisées et sous traitement.
  • Les sports à risque, plongée au-delà d’une certaine profondeur, alpinisme, sports mécaniques.
  • Les bagages, couverts avec des plafonds faibles et des exclusions nombreuses sur les objets de valeur.
  • Le voyage en zone déconseillée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

La vérification qui prend dix minutes

La notice d’assurance de votre carte est un document contractuel que la banque doit vous fournir. Elle est disponible dans votre espace client, en général sous l’intitulé notice d’information des garanties.

Trois chiffres à en extraire et à noter : le plafond frais médicaux, la durée maximale de séjour, et le numéro d’assistance. Ces trois informations suffisent à décider si un contrat complémentaire est nécessaire pour un voyage donné.

Quand souscrire en plus, et quand ne pas le faire

Ne souscrivez pas pour un séjour court en Europe payé avec une carte haut de gamme, sans activité sportive particulière : vous paieriez une seconde fois une garantie que vous avez déjà.

Souscrivez si le séjour dépasse trois mois, s’il a lieu aux États-Unis où les plafonds usuels peuvent être insuffisants, si vous pratiquez une activité exclue, ou si vous avez une pathologie connue à déclarer. Dans ces quatre cas, la carte ne suffit pas, et le savoir avant vaut mieux que le découvrir sur place.

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